vendredi 8 janvier 2016

Pourquoi vieillit-on ?

                           
Dans cet article, nous allons voir comment le corps vieillit-il. Nous pensons que le vieillissement des cellules serait la cause du vieillissement du corps. Mais pourquoi vieillit-on ? 
 Nous avons trouvé quelques hypothèses à cette question :


– L’oxydation : Tel le morceau de fer qui rouille, nos tissus s’oxydent naturellement avec le temps. L’oxydation est le résultat des processus de « combustion » et de réactions  métaboliques normales qui produisent des radicaux libres. Nous avons des systèmes antioxydants qui permettent de limiter leurs dégâts mais ceux-ci peuvent être vite dépassés. A la longue, les radicaux libres vont  altérer de plus en plus nos tissus et créer des protéines voire des cellules anormales, une dénaturation des lipides, etc…
– La combinaison des protéines (réticulation et glycation) : Celle-ci conduit à une perte d’élasticité et une altération des tissus. La glycation est une combinaison particulière se faisant entre nos protéines et des glucides (sucres). Les tissus les plus touchés sont, comme chez les diabétiques, les parois vasculaires, la rétine, le collagène. La tendance au durcissement des fibres de collagène fait que les échanges et la nutrition des cellules sont ralenties globalement. Le terrain acide favoriserait ces combinaisons.
– Le raccourcissement progressif des télomères qui sont un genre de capuchon protecteur des extrémités des chromosomes. Leur taille diminue au fil des divisions cellulaires et donc avec l’âge. La division cellulaire permet aux tissus de se régénérer comme la peau se reforme pour refermer une blessure. On pense qu’après leur disparition, ce sont des gênes des chromosomes qui peuvent être détruits, entrainant ainsi la mort des cellules ou la production de cellules anormales que le corps devra éliminer. Hayflick avait montré qu’il y avait une limite au nombre de divisions des cellules (une cinquantaine). Il semble que la découverte de l’usure des télomères explique cela sauf pour certaines des fameuses « cellules souches » qui pourraient se diviser bien au delà (jusqu’à 1000 fois). Citons ici qu’une enzyme (la télomérase) découverte récemment peut « réparer » ce raccourcissement des télomères. A priori, elle est fabriquée par le foetus mais pas par l’adulte (sauf par les cellules cancéreuses et les cellules souches
– La détérioration des mitochondries : ce sont des petits organes de nos cellules qui ont le rôle primordial de générer l’énergie pour leur fonctionnement et donc, celui de notre corps. Ces « petites chaudières » brûlent en permanence des nutriments avec de l’oxygène. Aussi, les réactions d’oxydation y génèrent beaucoup de radicaux libre qui peuvent, en excès, détériorer la mitochondrie elle-même, puis des éléments de la cellule. Dans ce cas, la production d’énergie baisse et les réactions métaboliques aussi. Il a été décrit une détérioration accrue des mitochondries par carences en cuivre, zinc, vitamine D, C, E, B12, B6, B3 et B9.
– Les erreurs de réplication des cellules : des petites anomalies pourraient aussi se retrouver après un certain nombre de multiplications des cellules de notre corps. Même s’il existe un système de correction/réparation dans nos cellules, l’accumulation des erreurs (en particulier sur l’ADN des cellules) conduirait, à la longue, à la mort de celles-ci.
– L’encrassement toxinique : dans nos cellules par des résidus métaboliques s’accumulant et empêchant la cellule de fonctionner correctement. (p. ex. lipofuscine) et aussi dans le milieu intercellulaire, empêchant alors les échanges qui assurent l’apport nutritif des cellules et la bonne élimination de leurs déchets
– Une programmation dans nos gênes qui fixerait notre durée de vie…



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire