lundi 4 janvier 2016

Cas concret : Kenneth Hayworth, un homme prêt à tout pour devenir immortel


Depuis l'aube de l'informatique, les humains ont rêvé d'élaborer des supports capables de transporter nos souvenirs et de préserver nos esprits. Le téléchargement de l'esprit est encore au stade de la science-fiction. Et pourtant, certains des plus grands neuroscientifiques du monde croient que cette technologie est pour bientôt.  Nous allons étudier un cas concret : celui de Hayworth, un neurobiologiste qui veut se suicider pour atteindre l'immortalité.

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Photo représentant Kenneth Hayworth dans un laboratoire

Kenneth Hayworth est un brillant ingénieur dont les travaux ont un impact certain sur le projet connectome visant à cartographier le réseau de neurones du cerveau humain.
Il a une seule obsession depuis des années: se suicider avant 2045 afin de devenir immortel. Ce scientifique passe ses journées au sous-sol de l’université d’Harvard à préparer… son suicide. Passionné par le fonctionnement du cerveau, il a partagé avec un plan qui lui permettrait de ressusciter: «Nous allons conserver un cerveau, le découper, le recréer sur ordinateur par simulation, et le raccorder à un corps de robot». Une tâche ardue quand on sait qu’un morceau de tissu cérébral humain de la taille d’un dé à coudre contient environ 50 millions de neurones et près de mille milliards de synapses. Mais pour cela, le propriétaire du cerveau doit avant tout… mourir. Plutôt que devenir «très vieux ou très malade» Ken Hayworth préfère avoir le choix de dire adieu à ses proches et se rendre à l’hôpital où il imagine que la procédure se passerait. «Si votre corps cesse de fonctionner, il commence à se détruire, il faut donc stopper les enzymes qui détruisent le tissu.» Si tout se passe selon son plan, explique-t-il, «je serai un fossile parfait.».

Le plan ? Vider l’eau et la moelle épinière de son cerveau et les remplacer par une résine en plastique pur. Chaque neurone et synapse de son système nerveux central sera protégé jusqu’à l’échelle du nanomètre. Son cerveau physique sera détruit mais son connectome (le plan de toutes ses connections) sera conservé. Pour beaucoup de scientifiques, le connectome contiendrait la conscience. D'après Ken Hayworth, dans cent ans les scientifiques seront capables de déterminer la fonction de chaque neurone et synapse et ainsi de construire une simulation sur ordinateur de l'esprit. Et puisque le processus de plastination aura conservé les nerfs rachidiens, il espère que l'esprit généré par ordinateur pourra être connecté à un corps de robot.







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