Dans cet article, nous allons voir comment le corps vieillit-il.
Nous pensons que le vieillissement des cellules serait la cause du
vieillissement du corps. Mais pourquoi vieillit-on ?
Nous avons trouvé quelques hypothèses à cette question :
Nous avons trouvé quelques hypothèses à cette question :
– L’oxydation : Tel le morceau de fer qui rouille, nos
tissus s’oxydent naturellement avec le temps. L’oxydation est le résultat des
processus de « combustion » et de réactions métaboliques
normales qui produisent des radicaux libres. Nous avons des systèmes antioxydants
qui permettent de limiter leurs dégâts mais ceux-ci peuvent être vite dépassés.
A la longue, les radicaux libres vont altérer de plus en plus nos tissus
et créer des protéines voire des cellules anormales, une dénaturation des
lipides, etc…
– La combinaison des protéines (réticulation et glycation) : Celle-ci
conduit à une perte d’élasticité et une altération des tissus. La glycation est
une combinaison particulière se faisant entre nos protéines et des glucides
(sucres). Les tissus les plus touchés sont, comme chez les diabétiques, les
parois vasculaires, la rétine, le collagène. La tendance au durcissement des
fibres de collagène fait que les échanges et la nutrition des cellules sont
ralenties globalement. Le terrain acide favoriserait ces combinaisons.
– Le raccourcissement progressif des télomères qui sont un
genre de capuchon protecteur des extrémités des chromosomes. Leur taille
diminue au fil des divisions cellulaires et donc avec l’âge. La division
cellulaire permet aux tissus de se régénérer comme la peau se reforme pour
refermer une blessure. On pense qu’après leur disparition, ce sont des gênes
des chromosomes qui peuvent être détruits, entrainant ainsi la mort des
cellules ou la production de cellules anormales que le corps devra éliminer.
Hayflick avait montré qu’il y avait une limite au nombre de divisions des
cellules (une cinquantaine). Il semble que la découverte de l’usure des
télomères explique cela sauf pour certaines des fameuses « cellules
souches » qui pourraient se diviser bien au delà (jusqu’à 1000 fois).
Citons ici qu’une enzyme (la télomérase) découverte récemment peut
« réparer » ce raccourcissement des télomères. A priori, elle est
fabriquée par le foetus mais pas par l’adulte (sauf par les cellules
cancéreuses et les cellules souches
– La détérioration des mitochondries : ce sont des petits
organes de nos cellules qui ont le rôle primordial de générer l’énergie pour
leur fonctionnement et donc, celui de notre corps. Ces « petites
chaudières » brûlent en permanence des nutriments avec de l’oxygène.
Aussi, les réactions d’oxydation y génèrent beaucoup de radicaux libre qui peuvent,
en excès, détériorer la mitochondrie elle-même, puis des éléments de la
cellule. Dans ce cas, la production d’énergie baisse et les réactions
métaboliques aussi. Il a été décrit une détérioration accrue des mitochondries
par carences en cuivre, zinc, vitamine D, C, E, B12, B6, B3 et B9.
– Les erreurs de réplication des cellules : des petites
anomalies pourraient aussi se retrouver après un certain nombre de
multiplications des cellules de notre corps. Même s’il existe un système de
correction/réparation dans nos cellules, l’accumulation des erreurs (en
particulier sur l’ADN des cellules) conduirait, à la longue, à la mort de
celles-ci.
– L’encrassement toxinique : dans nos cellules par des
résidus métaboliques s’accumulant et empêchant la cellule de fonctionner
correctement. (p. ex. lipofuscine) et aussi dans le milieu intercellulaire,
empêchant alors les échanges qui assurent l’apport nutritif des cellules et la
bonne élimination de leurs déchets
– Une programmation dans nos gênes qui fixerait notre
durée de vie…

