dimanche 6 décembre 2015

Les Nanomachines par google

La technologie telle que nous la connaissons ne cesse d'année en année de s'améliorer. Beaucoup de domaine y sont exposés. Le corps humain sera-t-il demain un logiciel que des robots intelligents pourront débugger en temps réel, en intervenant sur les prémices de cancers ou les dégénérescences cellulaires pour réparer les dégâts dès qu'ils se produisent, et ainsi retarder très longtemps l'heure (plus tellement fatidique) de la mort ? Dans ce huitième article nous allons tenter de répondre à cette question en prenant le cas de Google. En effet, Google rêve d'atteindre l'immortalité et y travaille sérieusement. Mais comment peuvent-ils y parvenir ? Quels créations ou projets ont été ou vont être mit en place ?



         Caricature de Google Chrome sur les nanomachines

Dans une interview qu'il avait accordée à Computer Worlden 2009, l'informaticien et futurologue Raymond Kurzweil, pape du transhumanisme, avait affirmé que les hommes pourraient atteindre l'immortalité vers 2050, grâce aux nanotechnologies. "La réalisation future des nano-robots éliminera fondamentalement les maladies biologiques et le vieillissement", prédisait-il. "Je pense que nous verrons une utilisation accrue des dispositifs (nanotechnologiques) qui réalisent certaines fonctions à notre place. D'ici 30 à 40 ans, nous surmonterons la maladie et le vieillissement". 500 fois plus petits que l'épaisseur d'un cheveu, "les nanorobots patrouilleront nos organes et nos cellules qui ont besoin de réparations, et les réparerons simplement. Cela conduira à une profonde extension de notre santé et de notre longévité".

Trois ans plus tard, Ray Kurzweil fut recruté par Google, officiellement pour travailler sur l'apprentissage-machine et l'intelligence artificielle, un domaine où la firme de Mountain View investit massivement. Ce dernier dispose des moyens colossaux de Google pour concrétiser sa conviction que nous sommes à l'aube de la singularité technologique, où l'homme ferait physiquement corps avec les technologies (notamment les réseaux de communication) qu'il a créées, et qui désormais le dépassent.
Le corps et le cerveau de l'être humain n'est plus qu'une matière brute initiale qu'il convient d'améliorer et de réparer constamment, par des technologies qui permettraient même à terme de rendre l'esprit indépendant du corps (songez à une sorte de sauvegarde de l'esprit "dans le cloud", qu'il serait ensuite possible de charger dans un autre corps).

Des nano-technologies déjà utilisées comme traitements

Même si nous sommes encore loin de ces scénarios de science-fiction, la science les éloigne de plus en plus de la fiction. Les montres connectées et autres bracelets d'activité sont autant d'outils préhistoriques de la médecine personnalisée qui, aujourd'hui se contente de surveiller le corps humain, et demain permettra de dispenser en temps réel des micro-doses de médicaments en fonction des besoins de chacun. Voire, si l'on croit Kurzweil, de piloter des robots nanoscopiques qui voyageront dans le sang.
C'est l'idée qui figure derrière les pilules de détection du cancer ou des maladies cardiaques, sur lesquelles travaille le laboratoire Google X. Il ne s'agit là encore pour le moment que de surveiller, mais il s'agira bientôt de soigner.
Les nano-technologies sont déjà testées pour des traitements contre le cancer, ou envisagées pour d'autres maladies comme ebola ou le SIDA. Les progrès dans le domaine sont beaucoup plus rapides qu'on ne l'imagine, et les enjeux commerciaux sont immenses, ce qui ne fait qu'accélérer plus encore la recherche.

En 2013, le co-fondateur de Google Larry Page a annoncé la création de la très discrète société Calico (comme nous en avons parlé dans un article précédent), en partenariat étroit avec Apple. On ne sait rien de l'entreprise, si ce n'est qu'elle "se concentrera sur la santé et le bien-être, en particulier sur le défi de l'âge et des maladies associées". La société est dirigée par Arthur Levinson, ancien PDG du géant des biotechnologies Genentech, et membre du conseil d'administration d'Apple.

Mais veut-on d'une société où le seul moyen de mourir sera de subir un très grave accident ou de se suicider en désinstallant toutes les nano-technologies qui nous gardent en vie ? La question pourrait bien se poser un jour. D'ici 2050 ?

samedi 5 décembre 2015

Un exemple pour la science : La Turritopsis nutricula

Une méduse capable de se régénérer par elle-même et de devenir immortelle. C’est l’incroyable propriété de la Turritopsis nutricula, cette méduse originaire de la Mer des Caraïbes qui passionne les scientifiques, mais envahit les océans. Comment cette méduse est-elle capable de vivre éternellement ? N'y a-t-il pas de conséquence à acquérir cette immortalité ? Et cette méduse n'aiderait-elle pas l'homme dans son avancé sur l'immortalité ? Nous allons tenter d'y répondre dans ce nouvel article.



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        Photo de la Turritopsis nutricula : une méduse immortelle

D’après des recherches scientifiques, elle serait le seul être vivant immortel. Ainsi, cette méduse serait capable de remonter le temps, passant d’une phase de vie avancée à une phase de vie plus jeune, par des mécanismes d’apoptose bloqués et de trans-différenciation, reconfigurant ainsi ses cellules défaillantes en cellules neuves et parfaites. Inconnues durant fort longtemps, ces méduses singulières furent difficiles à trouver puisqu’elles évoluent uniquement dans les eaux profondes, et, comme elles ne peuvent pas mourir, ces méduses se sont multipliées à travers les océans du monde entier, provoquant une panique presque surnaturelle dans la communauté scientifique internationale au point que le Docteur Maria Miglietta de l’institut marin tropical de Smithsonien a déclaré aux journalistes : « Nous nous préparons à une invasion silencieuse mondiale. »


De par ses caractéristiques exceptionnelles, cette méduse fait l’objet d’études par les biologistes et les généticiens puisqu’elle est le seul organisme complexe vivant connu à ce jour capable d'inverser complètement son processus de vieillissement.

Mais cette immortalité potentielle inquiète cependant les scientifiques, car elle serait responsable de l’accroissement démesuré de son espèce dans les eaux du globe. Des légendes entourent cette méduse, beaucoup de témoignages à travers le monde lui prêtent des phénomènes psychiques en tous genres. Est-ce son immortalité qui provoque une véritable colonisation de toutes les mers par cette méduse ? Difficile de répondre à cette question pour le moment. En revanche, il est certain que la méduse Turritopsis nutricula se répand dans toutes les eaux du globe de manière considérable chaque année.

Les études menées sur la méduse Turritopsis nutricula ont poussé les scientifiques a trouver un moyen de reproduire le processus de renouvellement des tissus chez les êtres humains, voir même à redonner la vie… Par ailleurs, cette méduse immortelle possède la réponse qui permettrait de guérir l’homme de toute maladie en créant des médicaments anti-vieillissement.





                                                     
Vidéo complémentaire sur la Turritopsis nutricula

vendredi 4 décembre 2015

Des expériences sur les aminaux : cas du vers de terre

Pour trouver le secret de l'immortalité, les scientifiques font des expériences sur différents animaux, notamment sur la Turritopsis nutricula, abordée dans le précédent article. Grâce à ces recherches, avons-nous passé une étape sur ce qui sera peut-être un jour l'immortalité ? Nous allons le voir grâce à cet article.
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            Photo d'un verre de terre ayant subi par un laboratoire une expérience de vie décuplée


À l'an 0, l'espérance de vie était de 25 ans. Au cours des deux derniers siècles, l'espérance de vie va s'accroître à un rythme sans précédents dans l'histoire de l'humanité. Vers les années 1800, elle était de 35 ans. 100 ans plus tard, c'était 45 ans et au jour d'aujourd'hui, cette espérance de vie est de 85 ans. Les chercheurs estiment que si nous avons une vie saine et une alimentation saine, l'homme peut vivre jusqu'à 120 ans. Cependant, plusieurs laboratoires ont réussi à décupler l'expérience de vie de certains êtres vivants, comme le vers de terre. Les chercheurs ont modifié son ADN afin de multiplier son espérance de vie par 5. Cette expérience nous aiderait peut-être à ralentir le processus de vieillissement de l'homme et qui sait, un jour, devenir immortel.

jeudi 3 décembre 2015

La Transgénèse, une aide importante vers l'immortalité


Il y a 4 ans, des chercheurs de Montpellier ont fait une découverte capitale : ils ont montrer que le vieillissement des cellules est réversible. Leurs travaux marquent une étape vers la médecine régénérative pour corriger une pathologie. Cette découverte pourra-t-elle bientôt ralentir les effets du temps ? Et par conséquent prétendre à l'immortalité ? C'est ce que nous allons voir dans ce nouvel article.




                            Schéma de la transgénèse : Exemple du maïs



 La transgénèse : Technique servant à introduire un gène étranger (transgène) dans le génome d'un organisme, en vue d'obtenir un organisme génétiquement modifié.

Des chercheurs de Montpellier viennent de faire une découverte capitale : ils viennent de montrer que le vieillissement des cellules est réversible. Jean-Marc Lemaître, chercheur à l'institut de génomique fonctionnelle dépendant de l'Inserm, du CNRS et de l'Université de Montpellier 1 et 2  et son équipe « Plasticité du génome et vieillissement cellulaire » ont travaillé sur des cellules humaines vieilles de cent ans qu'ils ont reprogrammées. C'est ce que l'on appelle la transgenèse, autrement dit la manipulation génétique.
 En 2007, une équipe japonaise avait montré que l’'on pouvait reprogrammer une cellule adulte en cellule souche embryonnaire, donc jeune. Pour aboutir à ce résultat, cette équipe japonaise avaient introduit quatre gènes dans le génome de la cellule traitée.
L'’équipe emmenée par Jean-Marc Lemaitre est allée plus loin, en ajoutant deux gènes de plus, humains eux aussi, aux quatre implantés par l'’équipe japonaise. Ces deux gènes supplémentaires ont eu pour effet de remettre à zéro l'’horloge du temps d'’une cellule sénescente (=cellule vieille), donc incapable de se dupliquer. En résumé, on peut faire avec une vieille cellule une cellule souche embryonnaire. L'équipe a avant toute chose cherché à vérifier que ces cellules humaines rajeunies allaient bel et bien se comporter comme les cellules souches embryonnaires non modifiées, donc les cellules de base. Aucune d'’elles n’'a présenté le moindre dysfonctionnement : elles ont toutes évolué de manière identique à des cellules embryonnaire, avec une capacité de prolifération accrue. Le vieillissement se caractérise,en effet, par une augmentation des cellules sénescentes, à quoi s'’ajoute la réduction du nombre de cellules souches (=il s'agit de cellules précurseurs à partir desquelles se développent les cellules matures qui remplissent ensuite les fonctions spécifiques des différents tissus et organes) dans le corps. Cela limite, au fil des années, la capacité que l'’organisme a à régénérer à l'’identique ses tissus et organes. La découverte montpelliéraine constitue une avancée scientifique capitale. Car, au-delà des grands débats moraux et philosophiques qu’elle va susciter, elle ouvre des perspectives totalement nouvelles dans le traitement de maladies. On peut imaginer pouvoir effacer les maladies liées à la vieillesse.






 Vidéo complémentaires explicative sur le rajeunissement des cellules


samedi 7 novembre 2015

Peut-on être immortelle grâce au clonage ?


Définition: Le clonage consiste à multiplier un patrimoine génétique exactement identique à l’original. 
-Le clonage reproductif : son but est de créer entièrement un individu identique à la base à un autre individu, mais qui pourrait se développer de manière différente.
-Le clonage thérapeutique qui consiste à reproduire des cellules distinguées aux fonctions précises. Ce type de clonage ne peut pas aboutir au type reproductif.

Schéma explicatif du déroulement du clonage

Peut-on parler d’immortalité ?

Le clone aura des ressemblances génétiques et physiques, Mais nous ne pouvons pas parler d’immortalité, car même si la génétique est la même, le clone évoluera différemment du père ou de la mère. On ne peut pas parler d’immortalité, mais nous pouvons espérer une avancée dans le milieu du clonage. De plus le clonage est un procédé encore mal accepté par l’homme et est  illégal de le pratiquer sur l’homme en France.




Vidéo complémentaire représentant le clonage d'un animal, résumant comment s'effectue un clonage. 

vendredi 6 novembre 2015

La cryogénie : Le commerce de demain ?


 A travers le monde, un peu moins de trois cents morts attendent de revenir à la vie dans des caissons réfrigérés. S'agit-il de science-fiction ou de médecine ? Certains veulent y croire pourtant. Des pionniers des années 1960 aux milliardaires, en passant par de modestes citoyens refusant la mort, tous partagent un espoir : Que la science permette un jour, dans cinquante ou mille ans, d'annuler les effets de la mort.

Les " cryonics ", comme on les appelle, ont payé de 12 000 à 200 000 dollars pour avoir " une chance d'éviter la mort ", en faisant appel à l'une des trois institutions spécialisées existant dans le monde. Quelques mille cinq cents personnes supplémentaire ont déjà réservé leur ticket pour les rejoindre après leur décès.
Dans ce milieu, le vocabulaire traduit l'optimisme : quand l'un deux meurt, il est "dé-animé" ; quand on le plonge dans l'azote liquide à -196 °C, il est "préservé" ; et lorsque, tant pour des questions d'économies que de commodité, on ne congèle que sa tête en attendant la "réanimation", il s'agit d'un "dé-corps".
Dans les années 1960, la nouvelle science de la cryobiologie fait ses premiers pas en congelant sans dégâts un cœur de grenouille. Ses chercheurs, qui parviendront plus tard à congeler des spermatozoïdes et même des reins de lapin, ne tardent pas à voir d'un mauvais œil leurs concurrents de la cryonie qui propose de congeler les hommes sans la moindre idée de la façon de les ramener à la vie. Aujourd'hui encore, les membres de la Société internationale de cryobiologie risquent l'exclusion en cas de relation avec les"cryonics".

Près de 300 patients "cryopréservé"  dans le monde

Graphique de la répartition des personnes cryogénisés en fonction des 3 principales sociétés de cryogénisation

Depuis les années 1990, le nombre de "cryonics" évolue, près de 270 personnes ont déjà fait la démarche de se cryogénisé, auxquelles il faut ajouter une grosse centaine d'animaux de compagnie accompagnant leurs maîtres dans leur voyage dans le temps. Ce-ci peut s'expliquer par deux facteurs : d'une part, la mise au point de la vitrification, permettant de refroidir les corps sans formation de glace. D'autres part, les assurances-vie concernant la cryonie, permettant de ''s'offrir une chance de voir l'an 3000 pour 1000 dollars par an".


Faire oublier les scandales

Cette possibilité nouvelle, moins hasardeuse que de compter sur le dévouement des proches du défunt, a contribué à démocratiser la cryoconservation, mais également à sécuriser le financement des trois grandes institutions mondiales. Les forfaits demandés par Alcor, Kriorus et le Cryonics Institute doivent permettre de conserver les patients pendant plusieurs décennies voire plusieurs siècles, bien que le coût de la réanimation reste impossible à prévoir.
Une perspective rassurante pour la communauté, méfiante sur la question financière depuis la multiplication des scandales dans les premières années de la Cryogénie : patients rendus à leurs familles après la fermeture de l'entreprise, corps négligemment dégelés par manque d'argent... Une période noire que les "cryonics" veulent faire oublier, en insistant sur leur professionnalisme et le statut non lucratif de leurs institutions.
 D'après de nombreux futuristes, il y a un changement dans la perception de la cryogénie par le  public. Ce phénomène se traduit dans le succès de ses offres : pas moins de 968 personnes ont souscrit à la préservation de leur cerveau (80 000 dollars) ou de leur corps entiers (200 000 dollars). Parmi eux, quelques prises de choix. De nombreuses célébrités ont déjà fait la démarche de la cryogénisation.
La lente légitimation de la cryogénie s'est également appuyée sur les progrès de la cryobiologie, qui ont permis en 2004 de greffer à un lapin l'un de ses reins qui avait préalablement été congelé à -130°C. Un exploit porteur d'espoir pour le genre humain ? Si aucune réanimation n'a encore été tentée, de nombreux cryobiologie estime que nous n'y sommes pas loin d'y parvenir sur des individus préservés en vie et en bonne santé, à condition d'y consacrer des moyens et des équipes suffisantes. Pour certains, la cryogénie est au même stade que la transplantation cardiaque il y a 25 ans.

 Mort... Ou rien ?

Grâce à leur montée en puissance, les "cryonics" espèrent un jour faire bouger les lignes qui entravent encore leurs ambitions. Les législations sur l'euthanasie et le suicide assisté interdisent en effet de cryoconservé un vivant en bonne santé. Or, une congélation précédent la mort faciliterait selon eux les éventuelles procédures de réanimation, en évitant une trop grande dégradation de l'organisme par la maladie et la vieillesse.
En l'état actuel des choses, la seule solution pour les patients est de se laisser mourir en arrêtant de s'alimenter, c'est ce que certains font quand ils se savent condamner. D'autres, au contraire , considèrent la cryonie trop hasardeuse pour risquer plusieurs années de vie en bonne santé.

Un rêve en voie de mondialisation ?

Durant un temps, la cryogénisation se limiter seulement aux états-unis. Mais cette technique se développe désormais aux quatre coins du monde. A la suite des Américains Alcor (en 1972), Trans Time (en 1972, mais n'existe plus) et Cryonics institute (1976), la Russie est devenue en 2003 le deuxième pays à se doter d'une installation de cryoconservation, avec l’entreprise commerciale Kriorus, qui compte désormais 25 patients. Elle devrait bientôt être rejointe par l'Australie, qui a débuté en 2014 la construction de la première installation de l'hémisphère sud.
   
La cryogénisation : interdit en France

La cryogénie rencontre quelques obstacles en France, l'un des rares pays ou la cryogénie est totalement illégale, même après la mort. Un arrêté du conseil d’état l'a confirmé en 2006 dans l'affaire des époux martinot qui a été la seule tentative de cryogénie en France (Pionnier du mouvement « cryonics » en France, le docteur Raymond Martinot a congelé sa femme à sa mort, en 1984, avec des moyens artisanaux : un simple congélateur installé dans la cave de son château. C’est quand M. Martinot a lui-même été « cryogénisé » par son fils après son décès, en 2002, que la justice s’en est mêlée, en déclarant le procédé illégal pour la première fois en France. Leur fils Rémy s’est alors lancé dans une bataille judiciaire qui l’a mené du tribunal de Saumur (Maine-et-Loire) au Conseil d’état. Débouté par toutes les juridictions, il s’apprêtait en 2006 à saisir la cour européenne des droits de l’homme quand un problème technique a dégelé ses parents. Il a été contraint de mettre un terme à la cryogénisation, à les incinérer et à arrêter ses procédures). Les deux seuls mode de sépulture (=lieux où l'on enterre les défunts) acceptés par notre législation sont l'inhumation (= mettre un mort en terre avec les cérémonies ordinaires) et la crémation. Autrefois l'une des plus actives du monde après les États-Unis, la communauté "cryogénies" française sommeille donc depuis plusieurs années. La seule option cette communauté pour le moment est donc de s'expatrier aux États-Unis ou en Russie pour contourner les obstacles légaux




 Vidéo complémentaire explicative de la Cryogénie



Résumé de la vidéo : Au Royaume-Uni des membres de l'association "Cryonics" sont prêts à investir des dizaines de milliers de d'euros pour faire congeler leurs corps après leur mort dans l'espoir que la Science les ranimera un jour... Des journalistes de France 2 ce sont rendu à Londres pour leur rendre visite. Les bénévoles de l'association anglaise s'entrainent dur sur des mannequins, dans une banale maison du centre de l'Angleterre. Ils n'ont aucun diplôme de médecine, mais veulent venir au bout de leur pari, s'offrir peut-être l'immortalité avec de l'antigel. 





jeudi 5 novembre 2015

Ces milliardaires du web qui veulent devenir immortels

Les transhumanistes espèrent allonger leur espérance de vie grâce aux technologies émergentes. Mais certains souhaitent carrément transférer leur esprit dans un cerveau artificiel. La première étape pour accéder à la vie éternelle.

Définition du transhumanisme : Le transhumanisme est un concept humain nettement philosophique, suivant un mouvement intellectuel international qui prend en charge l'utilisation des nouvelles sciences et technologies pour améliorer les capacités mentales et physiques de l'humain afin de corriger ce qu'il considère comme les aspects indésirables et inutiles de la condition humaine, tels que la douleur, la maladie, le vieillissement ou même en fin de compte la mort, éventuellement par modification de l'alimentation en adoptant un mode de vie sain par exemple.

Défier le temps qui passe, vivre éternellement. C’est le privilège des Dieux, et aussi le plus vieux rêve des hommes. Comme les pharaons, Staline et autres dictateurs envisageaient de se faire embaumer après leur dernier souffle afin que leur corps soit préservé. Aujourd’hui, c’est au tour des milliardaires du Web de tout mettre en œuvre pour accéder à l’immortalité. Mégalos ? Sûrement, mais, cette-fois le rêve semble pouvoir prendre un jour une forme de réalité, par la grâce des nouvelles technologies.
Peter Thiel, le patron quadragénaire de Paypal, finance pour cette raison les recherches d’Aubrey de Grey, un biogérontologue qui tente d’allonger l’espérance de vie en régénérant les tissus cellulaires. De leur côté, comme nous l’avons vu dans un article précédemment,  les dirigeants de Google Larry Page et Sergueï Brin multiplient les projets de recherche sur la santé. L’un des derniers en date, Baseline Sudy, vise à exploiter les données médicales de centaines de volontaires pour déterminer les facteurs qui permettent de rester en bonne santé.


                                     Larry Page lors d'une conférence de Google

Le projet Avatar 2045


Photo représentant le milliardaire Dmitry Itskov créateur du projet Avatar

L'immortalité… Une quête qui n'en finit pas de faire rêver. Et le projet russe "Avatar" en référence au film de James Cameron en est un nouvel exemple.  A l'origine de ce projet fou, ou disons, ambitieux, le milliardaire russe qui a fait fortune dans les médias Itskov Dmitri. "Vous pouvez atteindre l'immortalité en finançant une extension de votre propre vie", promettait-il, dans une lettre adressée à une liste de milliardaires en 2012. Il s'est adressé aux  1531 milliardaires de la liste Forbes afin de monter une organisation appelé "Initiative 45" afin qu'ils s'unissent pour financer ses recherches. Leurs points communs à tout ces milliardaires ? Ils sont tous transhumanistes. "Initiative 45" rassemble des neurologues, roboticiens ou futurologues renommés comme le directeur de l'ingénierie de Google Ray Kurzweil et a même suscité l'intérêt du Dalai Lama. Selon Dmitry Itskov, l'avènement d'un monde peuplé d'avatars bouleversera "toute l'architecture de la société", libérant l'humain de ses problèmes quotidiens.
Une vie sans fin qui serait atteinte d'après les objectifs du Russe de 31 ans en seulement quatre étapes d'ici 2045. C'est le projet Avatar.
Derrière ce nom de code, ce milliardaire a prévu à terme de pouvoir créer un cerveau artificiel, puis de transplanter l’esprit d’un homme dans ce dernier et, enfin, que l’esprit puisse contrôler un hologramme humanoïde.

                          Les 4 étapes du Projet avatar en fonction des années



Dans un premier temps, à l'horizon 2015-2020, il va chercher à réaliser un robot-copie d'un corps humain qui puisse être commandé par le cerveau.

Puis le projet vise pour 2025 la création d'un avatar dans lequel le cerveau humain serait transplanté en fin de vie.

L'équipe espère en 2035 avoir réalisé un cerveau artificiel, c’est-à-dire une machine capable de simuler l’activité de nos neurones dans lequel une personnalité humaine pourrait être transférée pour enfin, en 2045, atteindre leur but : créer un avatar, un hologramme donc, en tout point identique à leur homologue humain.
Ce projet n'est pas une idée folle, par ailleurs, de nombreux pays planchent même très sérieusement sur la question depuis plusieurs années dont les États-Unis, le Japon et la Chine.
Selon le site de l'initiative, "les objectifs principaux sont les suivants : la création d'une nouvelle vision du développement humain, la réalisation d'une possibilité d'une extension radicale grâce à la technologie cybernétique, ainsi que la création d'une nouvelle culture associée à ces technologies."
Le jeune milliardaire Itskov Dmitri a déclaré avoir déjà embauché 30 scientifiques pour mener à bien sa quête de la vie (cybernétique) éternelle. Il ouvrira également un bureau de contrôle à San Francisco pour veiller à bien à l'avancement du projet.
Quant à l’Union européenne, elle a investi 1 milliard d’euros dans Human Brain Project, un projet visant à créer le premier cerveau numérique au monde. Son maître d’œuvre, le neurobiologiste Henry Markram, prévoit des résultats autour de 2023.
A cet horizon, l’homme ne sera pas encore immortel. Mais la machine capable de recevoir le contenu de son cerveau pourrait déjà être au point. Restera alors à trouver le moyen de transférer les informations des neurones vers ce réceptacle numérique.