dimanche 6 décembre 2015

Les Nanomachines par google

La technologie telle que nous la connaissons ne cesse d'année en année de s'améliorer. Beaucoup de domaine y sont exposés. Le corps humain sera-t-il demain un logiciel que des robots intelligents pourront débugger en temps réel, en intervenant sur les prémices de cancers ou les dégénérescences cellulaires pour réparer les dégâts dès qu'ils se produisent, et ainsi retarder très longtemps l'heure (plus tellement fatidique) de la mort ? Dans ce huitième article nous allons tenter de répondre à cette question en prenant le cas de Google. En effet, Google rêve d'atteindre l'immortalité et y travaille sérieusement. Mais comment peuvent-ils y parvenir ? Quels créations ou projets ont été ou vont être mit en place ?



         Caricature de Google Chrome sur les nanomachines

Dans une interview qu'il avait accordée à Computer Worlden 2009, l'informaticien et futurologue Raymond Kurzweil, pape du transhumanisme, avait affirmé que les hommes pourraient atteindre l'immortalité vers 2050, grâce aux nanotechnologies. "La réalisation future des nano-robots éliminera fondamentalement les maladies biologiques et le vieillissement", prédisait-il. "Je pense que nous verrons une utilisation accrue des dispositifs (nanotechnologiques) qui réalisent certaines fonctions à notre place. D'ici 30 à 40 ans, nous surmonterons la maladie et le vieillissement". 500 fois plus petits que l'épaisseur d'un cheveu, "les nanorobots patrouilleront nos organes et nos cellules qui ont besoin de réparations, et les réparerons simplement. Cela conduira à une profonde extension de notre santé et de notre longévité".

Trois ans plus tard, Ray Kurzweil fut recruté par Google, officiellement pour travailler sur l'apprentissage-machine et l'intelligence artificielle, un domaine où la firme de Mountain View investit massivement. Ce dernier dispose des moyens colossaux de Google pour concrétiser sa conviction que nous sommes à l'aube de la singularité technologique, où l'homme ferait physiquement corps avec les technologies (notamment les réseaux de communication) qu'il a créées, et qui désormais le dépassent.
Le corps et le cerveau de l'être humain n'est plus qu'une matière brute initiale qu'il convient d'améliorer et de réparer constamment, par des technologies qui permettraient même à terme de rendre l'esprit indépendant du corps (songez à une sorte de sauvegarde de l'esprit "dans le cloud", qu'il serait ensuite possible de charger dans un autre corps).

Des nano-technologies déjà utilisées comme traitements

Même si nous sommes encore loin de ces scénarios de science-fiction, la science les éloigne de plus en plus de la fiction. Les montres connectées et autres bracelets d'activité sont autant d'outils préhistoriques de la médecine personnalisée qui, aujourd'hui se contente de surveiller le corps humain, et demain permettra de dispenser en temps réel des micro-doses de médicaments en fonction des besoins de chacun. Voire, si l'on croit Kurzweil, de piloter des robots nanoscopiques qui voyageront dans le sang.
C'est l'idée qui figure derrière les pilules de détection du cancer ou des maladies cardiaques, sur lesquelles travaille le laboratoire Google X. Il ne s'agit là encore pour le moment que de surveiller, mais il s'agira bientôt de soigner.
Les nano-technologies sont déjà testées pour des traitements contre le cancer, ou envisagées pour d'autres maladies comme ebola ou le SIDA. Les progrès dans le domaine sont beaucoup plus rapides qu'on ne l'imagine, et les enjeux commerciaux sont immenses, ce qui ne fait qu'accélérer plus encore la recherche.

En 2013, le co-fondateur de Google Larry Page a annoncé la création de la très discrète société Calico (comme nous en avons parlé dans un article précédent), en partenariat étroit avec Apple. On ne sait rien de l'entreprise, si ce n'est qu'elle "se concentrera sur la santé et le bien-être, en particulier sur le défi de l'âge et des maladies associées". La société est dirigée par Arthur Levinson, ancien PDG du géant des biotechnologies Genentech, et membre du conseil d'administration d'Apple.

Mais veut-on d'une société où le seul moyen de mourir sera de subir un très grave accident ou de se suicider en désinstallant toutes les nano-technologies qui nous gardent en vie ? La question pourrait bien se poser un jour. D'ici 2050 ?

samedi 5 décembre 2015

Un exemple pour la science : La Turritopsis nutricula

Une méduse capable de se régénérer par elle-même et de devenir immortelle. C’est l’incroyable propriété de la Turritopsis nutricula, cette méduse originaire de la Mer des Caraïbes qui passionne les scientifiques, mais envahit les océans. Comment cette méduse est-elle capable de vivre éternellement ? N'y a-t-il pas de conséquence à acquérir cette immortalité ? Et cette méduse n'aiderait-elle pas l'homme dans son avancé sur l'immortalité ? Nous allons tenter d'y répondre dans ce nouvel article.



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        Photo de la Turritopsis nutricula : une méduse immortelle

D’après des recherches scientifiques, elle serait le seul être vivant immortel. Ainsi, cette méduse serait capable de remonter le temps, passant d’une phase de vie avancée à une phase de vie plus jeune, par des mécanismes d’apoptose bloqués et de trans-différenciation, reconfigurant ainsi ses cellules défaillantes en cellules neuves et parfaites. Inconnues durant fort longtemps, ces méduses singulières furent difficiles à trouver puisqu’elles évoluent uniquement dans les eaux profondes, et, comme elles ne peuvent pas mourir, ces méduses se sont multipliées à travers les océans du monde entier, provoquant une panique presque surnaturelle dans la communauté scientifique internationale au point que le Docteur Maria Miglietta de l’institut marin tropical de Smithsonien a déclaré aux journalistes : « Nous nous préparons à une invasion silencieuse mondiale. »


De par ses caractéristiques exceptionnelles, cette méduse fait l’objet d’études par les biologistes et les généticiens puisqu’elle est le seul organisme complexe vivant connu à ce jour capable d'inverser complètement son processus de vieillissement.

Mais cette immortalité potentielle inquiète cependant les scientifiques, car elle serait responsable de l’accroissement démesuré de son espèce dans les eaux du globe. Des légendes entourent cette méduse, beaucoup de témoignages à travers le monde lui prêtent des phénomènes psychiques en tous genres. Est-ce son immortalité qui provoque une véritable colonisation de toutes les mers par cette méduse ? Difficile de répondre à cette question pour le moment. En revanche, il est certain que la méduse Turritopsis nutricula se répand dans toutes les eaux du globe de manière considérable chaque année.

Les études menées sur la méduse Turritopsis nutricula ont poussé les scientifiques a trouver un moyen de reproduire le processus de renouvellement des tissus chez les êtres humains, voir même à redonner la vie… Par ailleurs, cette méduse immortelle possède la réponse qui permettrait de guérir l’homme de toute maladie en créant des médicaments anti-vieillissement.





                                                     
Vidéo complémentaire sur la Turritopsis nutricula

vendredi 4 décembre 2015

Des expériences sur les aminaux : cas du vers de terre

Pour trouver le secret de l'immortalité, les scientifiques font des expériences sur différents animaux, notamment sur la Turritopsis nutricula, abordée dans le précédent article. Grâce à ces recherches, avons-nous passé une étape sur ce qui sera peut-être un jour l'immortalité ? Nous allons le voir grâce à cet article.
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            Photo d'un verre de terre ayant subi par un laboratoire une expérience de vie décuplée


À l'an 0, l'espérance de vie était de 25 ans. Au cours des deux derniers siècles, l'espérance de vie va s'accroître à un rythme sans précédents dans l'histoire de l'humanité. Vers les années 1800, elle était de 35 ans. 100 ans plus tard, c'était 45 ans et au jour d'aujourd'hui, cette espérance de vie est de 85 ans. Les chercheurs estiment que si nous avons une vie saine et une alimentation saine, l'homme peut vivre jusqu'à 120 ans. Cependant, plusieurs laboratoires ont réussi à décupler l'expérience de vie de certains êtres vivants, comme le vers de terre. Les chercheurs ont modifié son ADN afin de multiplier son espérance de vie par 5. Cette expérience nous aiderait peut-être à ralentir le processus de vieillissement de l'homme et qui sait, un jour, devenir immortel.

jeudi 3 décembre 2015

La Transgénèse, une aide importante vers l'immortalité


Il y a 4 ans, des chercheurs de Montpellier ont fait une découverte capitale : ils ont montrer que le vieillissement des cellules est réversible. Leurs travaux marquent une étape vers la médecine régénérative pour corriger une pathologie. Cette découverte pourra-t-elle bientôt ralentir les effets du temps ? Et par conséquent prétendre à l'immortalité ? C'est ce que nous allons voir dans ce nouvel article.




                            Schéma de la transgénèse : Exemple du maïs



 La transgénèse : Technique servant à introduire un gène étranger (transgène) dans le génome d'un organisme, en vue d'obtenir un organisme génétiquement modifié.

Des chercheurs de Montpellier viennent de faire une découverte capitale : ils viennent de montrer que le vieillissement des cellules est réversible. Jean-Marc Lemaître, chercheur à l'institut de génomique fonctionnelle dépendant de l'Inserm, du CNRS et de l'Université de Montpellier 1 et 2  et son équipe « Plasticité du génome et vieillissement cellulaire » ont travaillé sur des cellules humaines vieilles de cent ans qu'ils ont reprogrammées. C'est ce que l'on appelle la transgenèse, autrement dit la manipulation génétique.
 En 2007, une équipe japonaise avait montré que l’'on pouvait reprogrammer une cellule adulte en cellule souche embryonnaire, donc jeune. Pour aboutir à ce résultat, cette équipe japonaise avaient introduit quatre gènes dans le génome de la cellule traitée.
L'’équipe emmenée par Jean-Marc Lemaitre est allée plus loin, en ajoutant deux gènes de plus, humains eux aussi, aux quatre implantés par l'’équipe japonaise. Ces deux gènes supplémentaires ont eu pour effet de remettre à zéro l'’horloge du temps d'’une cellule sénescente (=cellule vieille), donc incapable de se dupliquer. En résumé, on peut faire avec une vieille cellule une cellule souche embryonnaire. L'équipe a avant toute chose cherché à vérifier que ces cellules humaines rajeunies allaient bel et bien se comporter comme les cellules souches embryonnaires non modifiées, donc les cellules de base. Aucune d'’elles n’'a présenté le moindre dysfonctionnement : elles ont toutes évolué de manière identique à des cellules embryonnaire, avec une capacité de prolifération accrue. Le vieillissement se caractérise,en effet, par une augmentation des cellules sénescentes, à quoi s'’ajoute la réduction du nombre de cellules souches (=il s'agit de cellules précurseurs à partir desquelles se développent les cellules matures qui remplissent ensuite les fonctions spécifiques des différents tissus et organes) dans le corps. Cela limite, au fil des années, la capacité que l'’organisme a à régénérer à l'’identique ses tissus et organes. La découverte montpelliéraine constitue une avancée scientifique capitale. Car, au-delà des grands débats moraux et philosophiques qu’elle va susciter, elle ouvre des perspectives totalement nouvelles dans le traitement de maladies. On peut imaginer pouvoir effacer les maladies liées à la vieillesse.






 Vidéo complémentaires explicative sur le rajeunissement des cellules