La technologie telle que nous la connaissons ne cesse d'année en année de
s'améliorer. Beaucoup de domaine y sont exposés. Le corps humain sera-t-il
demain un logiciel que des robots intelligents pourront débugger en temps réel,
en intervenant sur les prémices de cancers ou les dégénérescences cellulaires
pour réparer les dégâts dès qu'ils se produisent, et ainsi retarder très
longtemps l'heure (plus tellement fatidique) de la mort ? Dans ce huitième
article nous allons tenter de répondre à cette question en prenant le cas de
Google. En effet, Google rêve d'atteindre l'immortalité et y travaille
sérieusement. Mais comment peuvent-ils y parvenir ? Quels créations ou projets
ont été ou vont être mit en place ?

Caricature de Google Chrome sur les nanomachines
Dans une interview qu'il avait accordée à Computer Worlden 2009, l'informaticien et futurologue Raymond Kurzweil, pape du transhumanisme, avait affirmé que les hommes pourraient atteindre l'immortalité vers 2050, grâce aux nanotechnologies. "La réalisation future des nano-robots éliminera fondamentalement les maladies biologiques et le vieillissement", prédisait-il. "Je pense que nous verrons une utilisation accrue des dispositifs (nanotechnologiques) qui réalisent certaines fonctions à notre place. D'ici 30 à 40 ans, nous surmonterons la maladie et le vieillissement". 500 fois plus petits que l'épaisseur d'un cheveu, "les nanorobots patrouilleront nos organes et nos cellules qui ont besoin de réparations, et les réparerons simplement. Cela conduira à une profonde extension de notre santé et de notre longévité".
Trois ans plus tard, Ray Kurzweil fut recruté par Google, officiellement pour travailler sur l'apprentissage-machine et l'intelligence artificielle, un domaine où la firme de Mountain View investit massivement. Ce dernier dispose des moyens colossaux de Google pour concrétiser sa conviction que nous sommes à l'aube de la singularité technologique, où l'homme ferait physiquement corps avec les technologies (notamment les réseaux de communication) qu'il a créées, et qui désormais le dépassent.
Le corps et le cerveau de l'être humain n'est plus qu'une matière brute initiale qu'il convient d'améliorer et de réparer constamment, par des technologies qui permettraient même à terme de rendre l'esprit indépendant du corps (songez à une sorte de sauvegarde de l'esprit "dans le cloud", qu'il serait ensuite possible de charger dans un autre corps).
Des nano-technologies déjà utilisées comme traitements
Même si nous sommes encore loin de ces scénarios de science-fiction, la science les éloigne de plus en plus de la fiction. Les montres connectées et autres bracelets d'activité sont autant d'outils préhistoriques de la médecine personnalisée qui, aujourd'hui se contente de surveiller le corps humain, et demain permettra de dispenser en temps réel des micro-doses de médicaments en fonction des besoins de chacun. Voire, si l'on croit Kurzweil, de piloter des robots nanoscopiques qui voyageront dans le sang.
C'est l'idée qui figure derrière les pilules de détection du cancer ou des maladies cardiaques, sur lesquelles travaille le laboratoire Google X. Il ne s'agit là encore pour le moment que de surveiller, mais il s'agira bientôt de soigner.
Les nano-technologies sont déjà testées pour des traitements contre le cancer, ou envisagées pour d'autres maladies comme ebola ou le SIDA. Les progrès dans le domaine sont beaucoup plus rapides qu'on ne l'imagine, et les enjeux commerciaux sont immenses, ce qui ne fait qu'accélérer plus encore la recherche.
En 2013, le co-fondateur de Google Larry Page a annoncé la création de la très discrète société Calico (comme nous en avons parlé dans un article précédent), en partenariat étroit avec Apple. On ne sait rien de l'entreprise, si ce n'est qu'elle "se concentrera sur la santé et le bien-être, en particulier sur le défi de l'âge et des maladies associées". La société est dirigée par Arthur Levinson, ancien PDG du géant des biotechnologies Genentech, et membre du conseil d'administration d'Apple.
Mais veut-on d'une société où le seul moyen de mourir sera de subir un très grave accident ou de se suicider en désinstallant toutes les nano-technologies qui nous gardent en vie ? La question pourrait bien se poser un jour. D'ici 2050 ?
Mais veut-on d'une société où le seul moyen de mourir sera de subir un très grave accident ou de se suicider en désinstallant toutes les nano-technologies qui nous gardent en vie ? La question pourrait bien se poser un jour. D'ici 2050 ?


